Marie dans ELLE Magazine n°3231 (3 décembre 2007)

Marie dans ELLE Magazine n°3231 (3 décembre 2007)

Postée le 12 décembre 2007

Actualité chargée ce mois-ci pour Marie Gillain qui sera à l'affiche de deux nouveaux films la semaine prochaine jour pour jour (Ma vie n'est pas une comédie romantique et La clef)... Malheureusement, il est un peu tard pour prévenir, mais la promotion s'est notamment entammée dans le magazine ELLE (français) avec un article accompagné de photographies sublimes prises par Patrick Swirc.

La retranscription étant disponible sur le site officiel de ELLE, nous vous en rapportons ici l'intégralité directement, juste au cas où le lien se voyait détruit au fil du temps...



O MARIE !

Son sourire et sa fraîcheur nous font craquer. Sa sensualité teintée d’un reste d’enfance nous charme. Comme un cadeau de Noël, elle nous offre deux films : un polar et une comédie romantique. Rencontre avec une femme visiblement épanouie.

Le charme Gillain
Hier encore, j’avais 20 ans et tous les garçons tombaient dans le piège de Marie Gillain, joli Appât que Bertrand Tavernier avait eu la gentillesse de filmer peu vêtue. Côté filles, même engouement : l’intégralité des adolescentes rêvait devant Mon père ce héros. C’étaient les années 90 et Mlle Gillain incarnait une lolita générationnelle, celle que les filles envient et dont les garçons ont envie. Privilège d’actrice : le temps passe, parfois le public se lasse, mais les films restent, véhiculant à l’infini une cohorte de fantasmes. Fin 2007, c’est donc avec un intérêt intact que l’on retrouve Marie, 30 ans et des poussières, jeune maman d’une petite Dune (3 ans et demi). Le charme Gillain imprime toujours la pellicule, il faut dire qu’elle n’a rien perdu de cette naïveté qui flirte avec l’érotisme. Résultat : le 19 décembre, l’éternelle gamine du cinéma français fera le grand écart entre La clef, un polar bien ficelé par Guillaume Nicloux, et Ma vie n'est pas une comédie romantique, une bluette sympathique signée Marc Gibaja. Dans le premier, elle interprète une femme en souffrance, mariée à un Guillaume Canet qui ne veut pas d’enfant tant sa propre histoire est obscure. Dans le second, elle meurt d’ennui dans un pavillon de banlieue, jusqu’à retrouver Gilles Lellouche, son amour de jeunesse. Une double dose de Marie Gillain, cadeau de Noël régressif et sucré, emballé dans un écrin toujours aussi pimpant.

Une légère éclipse médiatique
Comme à une cousine qu’on n’a pas vue depuis longtemps, on lui demande où elle était passée, insinuant une légère éclipse médiatique. « J’ai été très gâtée à mes débuts : un premier film à 16 ans avec Gérard Depardieu, puis L'appât, les réalisateurs prestigieux, le succès populaire...Alors, quand on m’a proposé des choses moins intéressantes, j’ai eu le privilège de pouvoir refuser, notamment grâce à un contrat avec Lancôme. Et puis, dans la vie, il y a des histoires à la hauteur des fictions. » Elle est comme ça, Miss Gillain, une passionnée, mais version bonne nature, bonne vivante : « J’aime l’amour, que voulez-vous ! Ça me rend gaie comme un pinson. » Elle concède vivre dans le quartier du Marais avec sa fille, sans piper mot sur une éventuelle présence masculine. Tôt ou tard, « Voici » nous donnera des nouvelles... En revanche, elle n’oppose aucune résistance à évoquer les turpitudes du vedettariat : « Attendre sur le divan que le téléphone sonne, nourrie uniquement de sa propre angoisse et du désir des autres, c’est un tout petit peu emmerdant. Mais c’est mon métier : être choisie... ou pas ! » Dans un flash-back très à propos, où le cinéma fait irruption dans la conversation, Marie se souvient d’une réplique de Nathalie, son personnage dans L'appât : « Je ne suis jamais celle qu’il cherche. » No comment...

Une confiance retrouvée
Aujourd’hui, la jeune femme a pris ses distances et n’attend pas tout de la gloire pour être heureuse. « C’est formidable, la célébrité, les honneurs, mais tout le monde sait que cela ne dure pas. Et j’ai compris qu’il était tout aussi fondamental d’être parfois perdu. Eprouver des choses, c’est la base de mon métier, la condition sine qua non pour jouer. J’ai connu le succès, avec cette impression qu’on m’assistait en permanence. Ça m’a ôté un peu d’autonomie, de confiance en moi. Alors, récemment, je me suis dit, ma fille, tu es grande, tu peux lâcher la main à ce métier. Résultat, je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ma peau. » C’est le moment d’évoquer la maternité, « le plus beau rôle de ma vie », comme disent les actrices pas avares du cliché. Maman Gillain ne nous servira pas cette vieille soupe réchauffée, et on l’en remercie. En revanche, Marie, mère de Dune, est atteinte d’un tout autre syndrome : « La maternité m’a rendue complètement émotive, proche de la sensiblerie ! En voyant chaque matin dans les yeux de ma fille la pureté, l’espoir, j’ai découvert la peur. Et puis je ne fais pas partie de ces femmes qui s’épanouissent uniquement dans la maternité, au contraire, j’aime encore plus travailler. Et je n’ai jamais autant tourné. »

Une actualité chargée
C’est vrai qu’après sa double actualité en décembre Marie Gillain rejoindra Roschdy Zem et Jean-Paul Rouve sur le plateau de « La Très Très Grande Entreprise », de Pierre Jolivet. Elle a aussi remplacé Laura Smet dans Les femmes de l'ombre, de Jean-Paul Salomé, et tourné un film au Canada avec le chanteur Cali. « Avant, j’acceptais peu de rôles, il fallait qu’ils aient un caractère essentiel. Et puis, j’ai compris que je n’éprouvais jamais autant de joie de vivre que sur les planches ou face caméra. Comme prendre du plaisir, c’est un peu le principe, je tourne ! Et le plaisir n’est pas forcément dans un grand rôle, avec un grand metteur en scène, qui va offrir le grand épanouissement à votre petite personne ! »

Le plaisir, toujours…
Epicurienne, vous disait-on. « Gourmande », précise-t-elle. On ose à peine lui répondre que cela se voit, de peur qu’elle en déduise une référence à ses courbes délicieuses. Trop tard ! « Oui, j’aime les gâteaux et le vin rouge ! Le plaisir, toujours... Je trouve que c’est un signe de bonhomie, de bonne santé, non ? Mais je fais gaffe, on pardonne moins à une comédienne, et il s’agit quand même de rester appétissante pour... » Pour qui ? « Pour mon entourage proche ! » concède-t-elle dans un rire généreux. Le veinard... Et puisqu’on parle d’amour, comment faire quand on est célèbre ? « J’ai quasiment toujours connu un décalage lié à la notoriété... Mais j’essaie de garder une forme de naïveté, sinon, on peut devenir parano, voire complètement dingue. Et puis, de toute façon, la séduction, c’est un sacré bordel pour tout le monde ! »

Pleine de grâce
En conclusion, on se permet une question idiote : qui, de Guillaume Canet ou de Gilles Lellouche, ses deux partenaires à l’écran en décembre, a-t-elle préféré embrasser ? « Heu... disons qu’ils ont tous les deux des atouts tout à fait acceptables ! Enfin, avec Guillaume, ça nous a gentiment éprouvés, puisqu’il a fallu passer quatre jours “un peu nus” sous la douche pour qu’il en reste au final quatre secondes à l’écran! Sinon, la réponse à votre question commence par un G. » Marie, pleine de grâce.

Par Edouard Dutour. Le 3 décembre 2007.

Par Tof

Carnet de promotion télé

Carnet de promotion télé

Postée le 12 décembre 2007

Samedi 15 décembre à 23h15, dans l'émission On n'est pas couché présentée par Laurent Ruquier
Jeudi 20 décembre à 22h40, dans l'émission La méthode Cauet présentée par Cauet et Cécile de Ménibus, aux côtés de Gilles Lelouche.

Par Tof